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Au Printemps pour le Cheval, que faut-il Surveiller ?

mardi 24 octobre 2017

 

Comme nous, le cheval est sensible aux changements de saisons. Quels sont les éléments à surveiller ?

Quelles sont les pathologies saisonnières qui peuvent affecter nos compagnons équins au Printemps ?

Quels moyens employer pour les prévenir et y remédier ?

 

Plantes toxiques, présence d’insectes ou de parasites, Gale de boue, Fourbure, Bronchite l’équipe de L’éKidé a essayé de dresser une liste presque exhaustive des réjouissances qui nous attendent avec l'arrivée de la saison, et le "Printemps"... Passons cela en revue ensemble si vous êtes d'accord !

 

Le printemps apporte lui aussi, malgré le retour du soleil,  son lot de galères auquel il vaut mieux rester attentif.

 

Quelques règles essentielles sont à respecter pour limiter ces désagréments. Les risques principaux sont la fourbure, la colique, les allergies, les parasites, les insectes et les plantes toxiques (pour lesquelles il n’existe souvent pas d’antidotes).

Attention donc à veiller à une mise au pré progressive pour nos compagnons à crinière... Vous les protégerez de certaines pathologies, voyons cela ensemble ....

 

1 – La fourbure

 

C'est une congestion inflammatoire du pied qui peut aboutir, dans le pire des cas, à une perforation de la sole par la phalange.

 

Le risque est plus grand si l’animal est en surpoids et si la teneur en sucres solubles (les fructanes) de l’herbe est élevé.

 

Une fourbure ne sera jamais complètement guérie... Au mieux, elle peut être stoppée... Les symptômes sont typiques. On observe :

  • De l’agitation, de la transpiration, une soudaine boiterie ou la posture très reconnaissable de « fourbure » (le cheval se tient très en arrière, sur les talons et reporte son poids sur les postérieurs afin de soulager ses sabots douloureux).
  • Si c’est une récidive ou une aggravation, il faut impérativement consulter un vétérinaire. Afin d’empêcher les chevaux atteints de trop consommer d’herbes riches, on leur fera porter une muselière ou on les mettra progressivement au pré en commençant par une heure.

 

On peut aider les chevaux fourbus avec un régime et une alimentation minérale adaptés.

 

 

 

2 – La colique :

 

Elle apparait au début de la mise au pré après des semaines au box.

Nos amis gourmands ne se raisonnent pas face à toute cette herbe fraîche (riche en azote et potassium).

 

Ils mettent leur système digestif à rude épreuve et peuvent développer une colique spasmodique ou gazeuse.

 

Le cheval atteint gratte le sol à l’aide de ses antérieurs, il peut se coucher ou se rouler, il ne mange pas, fait du flehmen (lèvre supérieure retroussée), regarde ses flancs, se campe et son rythme cardiaque est plus rapide :

 

  • La première chose à faire est d’appeler le vétérinaire : En l’attendant, on peut faire marcher l’animal.
  • Le « bouchon » est le cas le moins grave (le transit est stoppé au niveau du colon et les crottins s’accumulent) : Des laxatifs comme l’huile de paraffine sont salvateurs pour l'animal.

 

ATTENTION : Dans les cas les plus graves, les intestins peuvent se déplacer, se nouer ou se tordre.

Le déplacement est dû à un contenu intestinal trop lourd. L’intestin se déplace alors et se coince. Le contenu circule mal et se bloque.

 

Le vétérinaire pourra relancer le transit avec des perfusions et de la paraffine. Malheureusement, la chirurgie est parfois nécessaire pour tout remettre en place.

 

L’occlusion par torsion ou étranglement est très douloureuse pour le cheval et nécessite une intervention chirurgicale au plus vite. La torsion du colon est une urgence absolue.

 

Le colon se vrille sur lui-même à 180°. Les vaisseaux sanguins qui l’irriguent sont comprimés et le sang ne circule plus. C’est une colique chirurgicale et le cheval peut mourir en quelques heures.

 

 

 

3 - La maladie de l’herbe (MH) :

 

C' est une atteinte dégénérative du système nerveux autonome (nerfs qui contrôlent les organes vitaux). Son origine reste inconnue à ce jour mais elle atteint presque exclusivement les chevaux mis à l’herbe d'où son nom !

Cette pathologie est fatale pour le cheval. La forme aigüe se traduit par une apparition très rapide et violente avec la mort de 100% des cas dans les 48 heures. La forme chronique évolue sur 7 jours et est fatale dans 90% des cas. Ses symptômes sont caractéristiques. Le diagnostic définitif se fait à l’autopsie mais l’apparition de certains signes cliniques peut mettre le vétérinaire sur la piste.

 

Les symptômes sont : 

 

  • Coliques violentes,
  • Augmentation du rythme cardiaque (tachycardie),
  • Salivation importante,
  • Inflammation de la sphère ORL (nez, bouche et oreilles),
  • De l’anorexie,
  • Une sudation importante,
  • Tremblements musculaires,
  • Une ptose de la paupière (paupière tombante),
  • Une baisse de forme - voire une dépression.

 

Comme l’origine de la maladie de l’herbe est inconnue (on soupçonne le cyanure du trèfle blanc ou la bactérie à l’origine du botulisme), il n’y a pas de remède spécifique.

 

On peut toutefois soigner les symptômes avec du collyre ou des anti-douleurs.

 

Le nombre de cas observés en France est faible mais cette maladie représente un réel problème car elle entraîne une mort rapide.

 

 

 

érable sycomore

Photo d'un érable sycomore (acer pseudoplatanus) très dangereux pour les chevaux.Ses graines provoquent la myopathie atypique équine (MAE).

 

 

4 – La myopathie atypique équine (MAE) :


Elle se caractérise par une dégénérescence sévère des muscles posturaux (raideur lors des déplacements), respiratoires (détresse respiratoire) et cardiaques.

Ces différents symptômes qui peuvent être observés sont : 

 

  • Des urines foncées (brunes à rouge très foncé),
  • Les muqueuses congestionnées ou cyanosées,
  • De la tachycardie (accélération du rythme cardiaque),
  • Des tremblements musculaires,
  • Des difficultés respiratoires,
  • De l’anorexie,
  • De l’hypothermie ou de l’hyperthermie.

 

Le cheval connaît une baisse de forme, un abattement voire une dépression.

 

Depuis 2013, on sait enfin quelle est la cause de cette pathologie. C’est la toxine présente dans les graines de l’érable sycomore (les samares) qui en est à l’origine.

 

Comme pour la maladie de l’herbe, il n’existe pas de remède spécifique à cette toxine.

 

On soignera donc seulement les symptômes :

 

La majorité des chevaux atteints meurent dans les 48 à 72 heures suivant l’apparition des signes cliniques.

Les chevaux restés debout et recevant les soins appropriés ont plus de chance de survie.

 

Cette pathologie touche plutôt les chevaux de moins de 3 ans et les vieux compagnons à crinière.

 

 

 

 

 

 

Afin de minimiser ces désagréments, il faudra donc limiter l’accès à l’herbe et donner du fourrage sec aux chevaux pour une transition plus en douceur entre le régime sec de l’hivers et celui riche en eau du printemps.

 

La mise au pré se fait progressivement. On commence par une heure et on augmente la durée en laissant du foin à disposition. La transition peut prendre entre un et deux mois. Une fois faite, les vétérinaires conseillent de vermifuger les chevaux.

 

 

 

 

 

Le cheval peut rencontrer d’autres problèmes au printemps. Cela demande une bonne observation de l’animal et de son environnement afin de les prévenir.

1- Les Parasites :

 

Les Parasites du cheval sont principalement des vers digestifs comme des nématodes (vers ronds), des cestodes et des trématodes (vers plats).

 

ATTENTION : Comme les vers ont tendance à devenir résistants aux vermifuges, il est conseillé de faire une coproscopie tous les trois mois et de vermifuger l’animal de façon ciblée lorsqu’il y a surpopulation de vers ou perte de poids. Certains parasites ne sont toutefois pas détectés par la coproscopie et demandent un traitement complet (qui peut être administré une fois par an).

 

Les jeunes chevaux sont les plus sensibles aux infections de parasites. La vermifugation devra être limitée pour les chevaux de moins de deux ans, les chevaux âgés ou affaiblis et les juments gestantes. Outre la vermifugation, il est fortement conseillé de ramasser les crottins dans le champ comme à l’écurie.

 

La vermifugation raisonnée est à privilégier afin d’éviter le développement de résistances et de garder les traitements efficaces. Idéalement, on conseille de vermifuger les chevaux 3 jours avant la mise au pré pour que la pâture soit exempt de parasites.

 

 

 

 

 

 

2 - Les Allergies Respiratoires :

Elles se retrouvent aussi chez nos amis équins.

Comme pour nous, elles peuvent entraîner une gêne respiratoire voire une toux.

 

Ce sont les pollens présents en quantité importante qui sont en cause notamment ceux du cyprès. Pour diminuer la gêne des chevaux les plus touchés, on choisira un paddock peu exposé ou on les gardera au box au plus fort de la saison des pollens. Une désensibilisation peut être envisagée après dépistage de l’allergie par prise de sang mais le processus est long (trois ans) et sans garantie de réussite.

 

 

 

 

 

 

 

Cyprès

Le cyprès (cupressus) produit des pollens pouvant entrainer une gêne respiratoire voire une toux.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les végétaux toxiques :

Ils sont très nombreux et ont des effets plus ou moins graves pouvant aller jusqu’à la mort. Il est donc important d’apprendre à reconnaitre les plus toxiques afin de les éliminer de l’environnement du cheval. Il est tout aussi important d’apprendre à reconnaître un empoisonnement.

Si le cheval s’est intoxiqué, on pourra observer certains symptômes comme la perte d’équilibre, une salivation excessive, une apathie, une somnolence, une perte d’appétit, des éruptions cutanées, des œdèmes, de la diarrhée ou de la constipation.

 

Il faut alors contacter le vétérinaire de toute urgence.

Comme il n’existe souvent pas d’antidotes, il est primordial de supprimer les plantes concernées de l’environnement du cheval. C’est le meilleur moyen de protéger nos amis. 

 

Sur le-site-cheval.com, vous trouverez une liste complète accompagnée de photos très bien documentée qui pourra s'avérer très utile. 

 

Ci-dessous une liste Partielles des principales plantes toxiques pour les chevaux que l’on rencontre souvent dans les prés et les champs et qui peuvent avoir des conséquences graves sur leur santé.

 

 

 

 

  • La Prêle des Champs : 

Elle détruit la vitamine B dans l’organisme du cheval. On observe un amaigrissement de l’animal et des problèmes de coordination des mouvements.

  • La Ciguë :

Elle est très toxique pour nos amis comme pour nous. Elle contient un poison mortel et provoque des spasmes de la mâchoire.

  • Le Millepertuis :

Il provoque un dommage spécifique au foie se traduisant par une hypersensibilité au soleil qui entraîne des plaies sur les zones non pigmentées de la peau. On observe aussi un gonflement des paupières. Une intoxication sévère peut être mortelle.

  • Le Rhododendron :

Il contient une substance toxique pouvant entraîner la mort en quelques heures après des troubles digestifs et respiratoires voire, des problèmes de coordination des mouvements.

  • Le Séneçon et le Séneçon de Jacob :

Ils sont très toxiques et affectent progressivement le foie jusqu’à sa destruction. On observera un amaigrissement et des troubles des réflexes.

  • La Belladone :

Elle provoque des arythmies cardiaques, la dilatation des pupilles, des tremblements musculaires, une cécité et des convulsions. C’est une plante mortelle pour le cheval.

  • Le Chêne :

Il n’a que ses glands de toxiques s’ils sont ingérés en grande quantité. Leur tanin cause d’importantes coliques, de la constipation, des douleurs abdominales et des lésions rénales.

  • L’Ergot de Seigle :

Il provoque une forme d’ivresse et entraine des symptômes neurologiques (tremblements, convulsions, paralysie) et des diarrhées.

  • L’If :

Il est très nocif et mortel à partir de 250 gr ingérés. La mort survient très rapidement, le cheval peut encore avoir des feuilles dans la bouche.

 

  • L’Érable Sycomore :

Il porte des fruits, les samares, qui sont la cause de la « myopathie atypique équine » (MAE). Cette pathologie est le plus souvent fatale et présente une dégénérescence très rapide de l’ensemble des fibres musculaires. Un des symptômes caractéristiques est une urine rouge-brun très foncée. On rencontre également ce problème à l’automne.

  • Le robinier ou faux-acacia :

Il n’a que son écorce de toxique.

Elle peut provoquer des troubles respiratoire et le décès par arrêt cardiaque dès 150 gr ingérés.

  • Le laurier-rose :

est très toxique et peut causer la mort par arrêt cardiaque à partir de 400 gr.

  • La fougère :

Elle provoque des diarrhées, des convulsions, des saignements de nez, des congestions des reins et des poumons ou des problèmes de locomotion allant jusqu’à la paralysie. Le rhizome est le plus dangereux. Il est mortel à partir de seulement 80 gr ingérés alors qu’il faudra près d’un kilo de feuilles par jour pendant un mois avant de voir apparaître des symptômes.

  • Le Thuya, le Buis et le Troène :

Ce sont des arbustes toxiques même à petite dose.

 

Ils provoquent une surexcitation, des diarrhées souvent sanglantes, des douleurs au niveau du ventre et des tremblements des membres puis la paralysie et un arrêt du cœur. Même si elles survivent, malheureusement les juments avortent.

  • La Digitale :

Elle affecte le cœur du cheval et peut donc causer sa mort. Toxique à partir de 25 gr, elle entraîne des problèmes digestifs et urinaires, une accélération du pouls et de la respiration. À partir de 140 gr, elle entraîne un coma puis le décès.

  • Les Algues :

Celles que l’on trouve dans les étangs provoquent des tremblements, des difficultés de coordination des mouvements et de l’hypersensibilité. L’animal peut mourir en quelques heures.

 

 

Laurier-rose peut provoquer la mort

Le laurier-rose (nerium oleander) est très toxique pour le cheval et peut provoquer la mort par arrêt cardiaque.

 

Bien d’autres plantes peuvent être nocives pour nos amis. Il est donc important de se renseigner. Soyez très prudents lorsque vous remarquez des arbres à baies car la plupart sont toxiques. A l’état frais, le cheval repèrera à l’odeur certaines plantes mauvaises pour lui mais une fois séchées, elles lui sont plus difficiles à détecter. C’est notre rôle de vérifier ce qu’on lui donne comme foin.

En cas d’intoxication :

  • Identifier la plante,
  • Déterminer au mieux la quantité ingérée afin de transmettre ces informations au vétérinaire.

Celui-ci pourra alors réaliser un lavage d’estomac (les chevaux ne pouvant vomir, on ne leur donne pas de vomitif) et administrer de l’huile de paraffine et/ou du charbon ainsi qu’une perfusion pour limiter l’absorption des toxines et favoriser leur élimination.

 

 

 

Les Insectes :

Un autre désagrément du printemps, qui embête bien nos amis équins, sont les insectes piqueurs. Ils peuvent être très nombreux autours des animaux et leur gâcher le plaisir d’être enfin à l’extérieur.

 

On retrouve les insectes principalement sur la tête, autours des yeux. Mais ils piquent aussi l’intérieur des cuisses ou des oreilles et stagnent particulièrement sur le contour de l’anus, de la vulve ou du fourreau.

 

Les chevaux se défendent comme ils peuvent en les chassant avec leur queue ou en se mettant tête-bêche pour s’entraider. Certains chevaux deviennent très nerveux et courent pour fuir les insectes. Face à tous ces assauts pénibles, nos amis peuvent se fatiguer moralement et physiquement.

 

Il faut également se rappeler que les insectes transportent beaucoup de parasites, de virus et de bactéries.

 

Les insectes font leur Grand retour avec les beaux jours.

 

Certains chevaux ne sont pas épargnés par les piqûres, les démangeaisons et les gonflements. Les moustiques, les moucherons, les taons ou les mouches peuvent provoquer un vrai stress.

 

Afin de limiter les piqûres et leurs désagréments (surinfection des plaies, conjonctivite ou transmission d’infections virales telles la fièvre West Nile présente en Camargue et potentiellement létale), on évitera les pâturages proches d’un point d’eau.

 

Les plaies infectées et gonflées feront l’objet d’un bon lavage voire d’une désinfection (savon antiseptique et rinçage abondant).

 

Des traitements à base de camomille ou de lavande peuvent aider à soulager l’inflammation. Des pièges à appât ou à phéromones existent pour capturer certains insectes avant qu’ils n’aillent embêter nos amis.

 

 

 

  • Les Mouches Noires :

Elles sont particulièrement gênantes pour nos amis équins.

Elles sont actives au cours de la journée, par temps chaud et humide, près de l’eau et des forêts. Elles ne piquent pas mais mordent. Leur salive provoque la coagulation du sang et des réactions allergiques. Leur morsure peut entraîner une inflammation et un gonflement et conduire à l’apparition de l’eczéma d’été. Une chemise anti-eczéma offre une protection optimale.

  • Les Mouches Plates :

Elles volent assez peu et sont difficiles à retirer une fois installées sur le cheval. Leurs morsures provoquent une vive douleur et entrainent parfois des réactions violentes du cheval. Elles se placent sous la queue et sur les organes génitaux.

  • Les Taons :

Ils sont des insectes très résistants et ne sont pas faciles à chasser. On les trouve principalement dans les paddocks et en bordure de forêt. Ils se nourrissent du sang des animaux après les avoir mordus avec leurs mandibules et peuvent transmettre des maladies. Les blessures qu’ils laissent à nos amis peuvent s’infecter puis attirer d’autres insectes. Le nombre de taons présent peut être réduit en plaçant un piège à taons à proximité du pâturage.

  • Les Gastérophiles :

Ce sont des insectes ressemblant à des mouches mais qui n’en sont pas.

Les femelles pondent leurs œufs jaunâtres sur le pelage du cheval (principalement près de la bouche et sur les membres). En se léchant ou en se grattant, le cheval ingère ces œufs qui atteignent la muqueuse gastrique. Là, les larves vont grandir avant d’être expulsées dans les selles. Elles peuvent provoquer une forte indigestion et être impliquées dans le développement de coliques et d’ulcères gastriques. Pour éviter cela, les œufs devront être soigneusement retirés à l’aide d’un couteau à œufs de mouches ou d’une pierre ponce.

  • Les Moucherons et les Moustiques : 

Ils mettent particulièrement à l’épreuve les nerfs des chevaux car ils les harcèlent constamment.

La tête, l’encolure, le poitrail et les membres sont les zones les plus touchées. Comme ils attaquent souvent en essaim, les piqûres multiples peuvent provoquer des réactions inflammatoires importantes, des gonflements et des plaques d’hyperkératose (épaississement de la peau d’aspect cartonneux) surtout dans les oreilles. Les animaux pourront être protégés par un bonnet, un masque anti-mouches sur la tête voire une chemise anti-mouches pour tout le corps.

 

L’application d’une pommade grasse dans les oreilles peut diminuer le risque de morsure en empêchant les insectes d’atteindre la peau. Les moustiques sont surtout actifs la nuit et à l’aube et préfèrent rester près des eaux stagnantes et des tas de fumier. La piqûre de certains moucherons peut entraîner une DERE (dermite estivale équine). Il est donc préférable de laisser les chevaux à l’écurie durant la période où les moucherons et les moustiques sont le plus actifs.

  • Les Bourdons, Guêpes et Frelons :

Ils attaquent s’ils se sentent menacés. Leurs piqûres sont très douloureuses et peuvent provoquer des œdèmes plus ou moins sévères ou des chocs anaphylactiques (réactions allergiques sévères) comme chez l’homme.

 

 

 

 

Et le programme des réjouissances des beaux jours se termine par :

 

  • Les Tiques :      

                   

Ils peuvent transmettre la maladie de Lyme aux chevaux.

 

Leur morsure est pathogène et peut induire des infections, des allergies ou des maladies parasitaires comme la piroplasmose (qui entraîne une anémie et des disfonctionnements hépatiques et rénaux). On trouve les tiques principalement dans les hautes herbes. Elles vont se loger sur des parties du corps velues et à la peau fine (tête ou jambes). Il faut donc inspecter régulièrement le cheval pour les retirer le plus rapidement possible à l’aide d’une pince à tiques. Un vaccin existe contre la maladie de Lyme pour les zones à risque élevé.

 

  • La maladie de Lyme:

 

Elle est provoquée par une bactérie transportée et transmise par les tiques.

 

Ce n’est pas une maladie contagieuse. Il n’existe pas de vaccin et les traitements antibiotiques ne sont pas toujours couronnés de succès. Un cheval contaminé peut être asymptomatique.

Toutefois, on observe souvent une inflammation au niveau de la morsure, puis une hyperthermie inconstante, une fourbure, une chute de poils ou des difficultés à respirer.

 

Quand la maladie est installée (après plusieurs mois), on observe des arthrites estropiantes, une boiterie pouvant aller jusqu’à la paralysie, des œdèmes des membres, des lésions oculaires ou une infertilité. Plus rarement, le cheval peut développer des complications cardiaques et des troubles neurologiques.

  • La Piroplasmose :

 

Elle est transmise par les tiques.

 

C’est un Parasite intracellulaire qui s’attaque principalement aux hématies (globules rouges).

 

Chez les équidés, on distingue deux piroplasmes responsables de deux pathologies distinctes, la babésiose équine et la theilériose équine. Leurs symptômes sont quasiment identiques.

Certains chevaux porteurs sont asymptomatiques (à savoir qu’en l’absence de traitement la mort peut survenir en quelques jours).

 

La piroplasmose peut être aigüe (hyperthermie, faiblesse, anorexie, ictère (« jaunisse »), œdèmes sur les membres ou au-dessus des yeux, congestion des muqueuses, présence de sang dans les urines, augmentation de la fréquence cardiaque et de la fréquence respiratoire, déshydration ou pétéchies), suraigüe (anémie, ictère, faiblesse, hyperthermie ou pétéchies (taches rouges, petites hémorragies) sur les muqueuses) ou chronique (baisse de l’état général et des performances, perte d’appétit, anémie modérée et amaigrissement).

 

La forme suraigüe, le plus souvent rencontrée chez les poulains (piroplasmose néonatale), est rare et entraîne la mort dans la plupart des cas. Un traitement spécifique aux deux formes de piroplasmose sera administré par le vétérinaire par injection. Si le cheval est trop anémié, une transfusion sanguine pourra être nécessaire.

 

 

  • Les poux :

 

Ils sont sans gravité si le cheval en est rapidement débarrassé. Leurs œufs blancs et brillants (les lentes) sont faciles à repérer. Il suffit de les retirer. Si le cheval est envahi par les poux, on peut assister à des pertes de crins voire une alopécie sévère.

 

 

 

 

  • La gale :

 

Elle est due à un acarien.

 

C’est une infection parasitaire très contagieuse. Ce n’est pas un problème rencontré fréquemment mais ses symptômes sont très gênants pour les équidés.

 

Ils ressentent de fortes démangeaisons et peuvent aller jusqu’à l’automutilation. Les chevaux se mordent et ont tendance à piétiner pour tenter d’atténuer la douleur. On observe l’apparition de prurit (démangeaisons), de lésions, de croûtes et une perte de poils. L’individu infecté doit être isolé et son environnement ainsi que le matériel doivent être traités, nettoyés.

 

La gale est transmissible à l’homme et nécessite des précautions sanitaires drastiques. Les cas de gale doivent être déclarés aux autorités.

 

 

  • La dermite estivale équine (DERE) :

 

Elle est une réaction allergique à la salive de certains moucherons.

 

Les démangeaisons sont très douloureuses pour le cheval et celui-ci peut se gratter jusqu’au sang contre tout support possible. Le grattage induit des symptôme secondaires comme une chute de poil, des squames et une ulcération de la peau (qui devient épaisse et cartonneuse). On les retrouve principalement dans la zone de l’encolure, de la tête, de la ligne du dessous ainsi que sur la croupe. Pour limiter la dermite, on utilise un shampoing antiseptique. On peut aussi employer un répulsif longue durée ou une chemise protectrice intégrale. Le plus efficace étant d’imbiber régulièrement la chemise de répulsif. Il existe également des solutions calmantes pour limiter les démangeaisons.

 

  • Les chenilles processionnaires :            

 

Elles sont surtout présentent dans le Sud de la France même si on observe une remontée vers le Nord sans doute due au réchauffement climatique.

Elles sont extrêmement dangereuses pour nos amis équins.

 

Ils peuvent être contaminés par un contact direct avec une chenille ou par de l’herbe elle-même contaminée par les poils urticants. Le venin contenu dans les poils provoque une très forte inflammation qui peut entraîner une nécrose des tissus de la langue.

Le vétérinaire doit être contacté au plus vite si un cheval est touché afin de limiter les dégâts. Malheureusement, la peau ou la muqueuse contaminée finit par tomber.

 

 

chenilles processionnaires très irritantes pour les chevaux

 

 

 

A très bientôt pour le prochain article de L'éKidé,

Nous vous retrouvons toujours avec beaucoup de plaisir ! 

 

Amitiés éKine, L'équipe de L'éKidé.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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